Les nouvelles créations chorégraphiques des meilleurs ensembles de Bretagne

Les 1er et 2 juin, dans le cadre du festival de Cornouaille, Quimper accueillera la deuxième épreuve du Championnat national de danse bretonne au Parc des Expositions de Quimper. Les groupes d’Excellañs rivaliseront de créativité et de talent avec un spectacle de rue et/ou sur scène. Ils présenteront également une épreuve Costume. Les meilleurs décrocheront leur ticket pour la grande finale du Championnat de la Saint-Loup les 17 et 18 août à Guingamp.

Communiqué de presse

UNE AFFICHE PRESTIGIEUSE

Kenleurenn est l’épreuve artistique de la catégorie Excellañs du Championnat national de la danse bretonne organisé par la confédération Kenleur. Valoriser le patrimoine culturel de Bretagne par le biais de la scène, telle est l’une des vocations communes de la confédération de danse Kenleur et du Festival de Cornouaille. Kenleurenn est devenu le rendez-vous annuel et incontournable des meilleurs groupes de danse bretonne du moment. À Quimper, les 1er et 2 juin, 11 ensembles à forte personnalité feront preuve de toute leur dextérité et inventivité pour offrir un spectacle digne de ballets professionnels. De la variété également puisque le public pourra découvrir 11 présentations de costumes, 10 spectacles scéniques et 3 spectacles de rue. Du grand spectacle, sur scène et dans la rue, pour les néophytes comme pour les fins connaisseurs !

2024 rime avec Théâtre

Cette année, Kenleurenn retrouvera le Théâtre de Cornouaille qui offre d’excellentes conditions techniques (son et lumière) qui mettront au mieux en valeur les créations des groupes.

LA VITRINE DE KENLEUR

Ce spectacle mettra assurément en avant la vitrine de Kenleur, l’occasion de montrer à tous une Bretagne décomplexée, inventive, audacieuse et pleinement inscrite dans la contemporanéité de ses arts vivants. Chacun pourra mesurer le travail immense réalisé par ces artistes de la culture populaire qui contribuent inlassablement à véhiculer une image vivante de la danse traditionnelle. À la clef, pour les 8 meilleurs d’entre eux, le sésame pour se rendre à la finale de la Saint-Loup de Guingamp, où sera désigné le groupe Champion de Bretagne 2024.

Les vainqueurs de Faltaziañ 2024 en ouverture

Hors-championnat, les vainqueurs du Trophée Faltaziañ 2024 vont présenter leur création « An Treizh » en ouverture des épreuves scéniques le samedi. Il s’agit de danseurs du groupe Eskell an Elorn de Landerneau, qui proposent un voyage au coeur du Bas-Léon de façon très contemporaine.

LE COSTUME A L’HONNEUR

Depuis l’an dernier, les passionnés du vêtement traditionnel breton peuvent assister à une présentation par les groupes eux-mêmes d’une partie des costumes présentés sur scène. Devant un jury composé de trois spécialistes, les groupes ont 15 minutes pour expliquer leurs costumes, leurs sources, leur démarche… L’occasion de valoriser l’extraordinaire travail de reconstitution et de création mené par les groupes de Kenleur.

Tarifs

  • Les spectacles de rue et épreuves costumes sont en accès gratuit.
  • Les spectacles scéniques, 18€ pour un jour, 25€ pour deux jours, à réserver auprès du Théâtre de Cornouaille à partir du 15 mai.

Samedi 1er juin

Épreuves costumes

à l’auditorium de la médiathèque 

  • 16h : Saint-Evarzec
  • 16h20 : Kerfeunteun
  • 16h40 : Pont-l’Abbé
  • 17h : Saint-Malo
  • 17h20 : Spézet
  • 17h40 : Moréac
  • 18h : Miniac-Morvan


Épreuves scéniques

au Théâtre de Cornouaille

20h40 - Invités : Landerneau

Eskell an Elorn : trophée Faltaziañ 2024

An Treizh

La Traversée est un voyage au coeur du Bas-Léon. Sur un quai, des individus se préparent à l’embarquement vers une terre inconnue. Ils plongeront dans les éléments et seront chahutés, balancés, hypnotisés, envoûtés. Le groupe doit rester soudé et former une communauté.
Traversée du Bas-Léon ou traversée du monde ? À chacun son interprétation.

21h05 - Moréac

  

Enklask

Le spectacle se situe à l’époque contemporaine. Une femme, personnage principal, mène le spectacle et joue le rôle central dans l’histoire du collectage des costumes du pays de Baud.

21h30 - Miniac-Morvan

La louée de la mer

Lundi 2 décembre 1889, tout le monde se prépare, s’habille et se coiffe. On dirait que quelque chose se trame…
Au Vieux-Bourg, des marchands s’installent et des jeux se mettent en place.
Mais que s’y passe t-il ? Une fête ? Une embauche ?
Venez à la foire de “la louée de la mer” pour le découvrir.

21h55 - Saint-Malo

Avel

Brise légère ou bourrasque soudaine, Père Banard, Kornog et Suroît, Reter, Nordet et Soulaire, ces vents façonnent nos terres et modèlent la mer ! Ils caressent, rafraîchissent, font danser ou trembler, redessinent les paysages, ils sont le souffle de vie, les porteurs de parfums et de baisers jolis. Le vent qui vient de loin fait tourner nos moulins, éoliennes d’aujourd’hui, oyats, rubans et nos pieds aussi tout comme le vent nouveau, celui qui ébranle, ouvre les esprits, attise les peurs et bouscule les mœurs. Danser, c’est respirer de tout son corps, de toute son âme, c’est un souffle vital.

22h20 - Spézet

Reuz war an douar

An dañs a zalc’h an den en e sav
La danse maintient l’homme debout

Fin du XIXème siècle, une épidémie de variole sévit en pays montagne. La population, terrifiée par la mort, interrompt toute interaction avec autrui. S’en suit alors une quête de sens, des sens. Malgré la complexité de renouer des relations les uns avec les autres, ensemble, ils empruntent un long chemin de quête. Mais par quel moyen se retrouver ? La danse ! Elle va permettre à chacun de résister et de se reconnecter à l’autre.

Dimanche 2 juin

Épreuves costumes

à l’auditorium de la médiathèque 

  • 10h : Pommerit
  • 10h20 : Auray
  • 10h40 : Trescalan-La Turballe 
  • 11h : Mûr-de-Bretagne

Épreuves de rue

sur l’esplanade François Mitterrand 

11h - Kerfeunteun

  

People Mod Kozh (Des gens à l’ancienne)

Une fête bretonne va se dérouler sous vos yeux : costumes, bannières, chants, musiques, percussions et danses, tout y est en apparence.
Les danseurs et les musiciens en costumes traditionnels du XIXème siècle vous embarquent au cœur d’une fête réinterprétée et réimaginée : une célébration de notre héritage qui va prendre une tournure inattendue grâce à l’énergie des danseurs.
La danse est à la fois traditionnelle et contemporaine, à l’image des chorégraphies et de la musique : des gens d’aujourd’hui, fiers de danser une danse bretonne d’aujourd’hui !
Il n’y aura pas d’histoire à comprendre, juste une communauté à suivre à travers ses danses, ses vêtements, ses musiques et ses coutumes.

11h45 - Saint-Malo

  

Jipsian

Nomades aujourd’hui disparus, les Jipsians formaient une peuplade de Culture Celte aux traditions et coutumes influencées à la fois par les cultures Bretonnes et Galiciennes, mais également des Gens du voyage et d’Europe de l’est. Inspirés par le mythe du roman médiéval de Ponthus (chevalier galicien) et Sidoine (princesse Bretonne), les Jipsians s’auto-proclamaient descendants directs de ces deux figures légendaires. Leur mode de vie était ainsi rythmé par un aller-retour perpétuel entre les 2 péninsules, comme une troménie sans fin. Pendant leur passage en Galice, ils célébraient lors d’une fête traditionnelle la figure de Pontus, puis lors de leur passage en Bretagne, celle de Sidoine : ces deux célébrations mêlaient cérémonies sacrées, danses endiablées, musiques métissées et rituels magiques !

12h30 - Trescalan-La Turballe

  

Paludian Rhapsody

Rhapsody : pièce instrumentale libre, d’inspiration folklorique.
28 août 1911 – Il est 6h52 dans les marais de Dousseille, les paludiers arrivent sur la saline. La journée pourrait se passer comme toutes les autres mais en cette fin saison, l’imaginaire collectif de ces gens du sel les embarque dans un tout autre univers. Ils se rêvent artistes, tantôt funambules, jongleurs ou acrobates.
Quand une saline devient le théâtre de toutes les rêveries… Paludian Rhapsody, un spectacle complètement salé !

Épreuves scéniques

au Théâtre de Cornouaille

14h40 - Saint-Evarzec

  

MAD Express

[BR] Gant ar raktres sevel un arvest hir war Matilin an dall emaomp abaoe meur a-vloaz. D’an abeg da-se, goude bezañ bet arvested penn kentañ e vuhez, e yimp da gontañ deoc’h e veajoù ha troioù kaer bevet gantañ. Da vont war droad evit seniñ e Breizh evel e bro C’hab, bro Dreger hag e bro Vigoudenn en doa bet tro d’ober da skouer. Pelloc’h e oa bet c’hoas, o veajiñ e pad pell amzer dre rederig war-zu kêrbenn bro C’hall. Nag a verzh en doa graet e Pariz e 1847, dirak bourc’hizien, tud an noblañs, hag ar roue Loeiz fulup zoken. Erfin e echuas e vuhez soner e 1858 da 70 vloaz, pedet da seniñ e Kemper war blasenn ar rezistañs a-vremañ pa e oa deuet an impalaer Napoleon III.

[FR] Nous avons depuis longtemps le projet de construire un spectacle long ayant pour thème la vie de Mathurin l’aveugle, le prince des sonneurs. De ce fait, après avoir conté dans un premier temps comment ce dernier, bien qu’étant aveugle, est parvenu à devenir le talabarder le plus célèbre de Bretagne, nous allons maintenant illustrer ses différents voyages et aventures. Ce dernier, en s’y rendant à pied ou en diligence, a eu l’occasion de sonner dans plusieurs terroirs tels que le pays du Cap, le Tréger, ou encore le pays Bigouden. Il s’est même rendu beaucoup plus loin : après un très long et difficile voyage en calèche, il a sonné à Paris en 1847, où il a connu un très grand succès et ce, devant la bourgeoisie, la noblesse et le roi Louis Philippe lui-même. A la fin de sa vie, à 70 ans, il a terminé sa carrière en sonnant deux fois pour la venue de l’empereur Napoléon III à Brest, mais également à Quimper sur l’actuelle place de la Résistance.

15h05 - Pommerit-le-Vicomte

 

Faiseuses d’anges

Il était un temps où les croyances régissaient les sociétés populaires.
Il était un temps où la médecine n’était pas toujours accessible à tous.
Il était un temps où guérisseuses, rebouteuses, faiseuses d’anges… sorcières en tout genre faisaient partie du quotidien…
Cependant, ces femmes utiles à la société vivaient aussi dans la peur d’un accident, d’une dénonciation, et des suites terribles que cela pouvait amener.
Et aujourd’hui, qu’avons-nous gardé d’elles ?

15h30 - Pont-l'Abbé

 

Bigoudène so chic

1880-1900, caparaçonnée de drap épais, de broderie, de rubans, de couleurs, la Bigoudène est superstar dans les salons parisiens, des peintres, des photographes. Elle pose, elle se peint, elle se photographie, elle s’expose.
1880 et uchronie vestimentaire – création de vêtements fictifs à partir d’un point de départ historique -, silhouette imposante, ornementée, identitaire ? Noire ? Rouge ? Pourquoi pas blanche ? Serait-elle moins Bigoudène si elle était blanche ? De 1880 ou d’aujourd’hui ? La Bigoudène se vêt, défile, danse, la Bigoudène se dit.

16h10 - Mûr-de-Bretagne

 

Dans de beaux draps

Laissez-vous guider à travers la vie du drap! Va se tisser devant vous l’histoire de cette toile et de son commerce important dans notre terroir. Dans le drap on naît et dans le drap on vit. Dans le drap on s’aime et dans le drap on s’éteint. C’est aussi avec le drap que les maisons s’habillent pour la “fête dieux” si belle et festive qui nous rappelle que la vie est faite de moments joyeux et colorés! En soit, tant de possibilités pour être dans de beaux draps!

16h35 - Kerfeunteun

 

Tog tog

La découverte d’un objet.
Un objet inconnu qu’on observe, qu’on approche, qu’on touche, qu’on teste et qu’on expérimente avant de le convoiter et de le démonter : voilà le fil rouge, ou plutôt le “fil orange” de notre spectacle.
Nous vous montrerons une communauté qui danse et avance sans se poser de question, de manière convenue et monochrome, avant d’être stoppée progressivement par les interrogations provoquées par un objet inconnu. Un objet coloré dont ils vont chercher à en comprendre l’utilité.
Au fil de leurs découvertes et de leurs expérimentations, l’émulation entre eux va les emporter et les forcer à se questionner sur l’essence même de cet objet dont nous pouvons tous en trouver la signification qui nous convient.
Et si ce mystérieux objet qui fascine et attire tant nos danseurs n’était pas la danse traditionnelle elle-même ? Une danse accaparée de différentes façons et dont nous tentons d’en comprendre la substance pour finalement la déformer et nous la disputer. Cette matière culturelle, nous finirons par la détricoter, pour n’en faire qu’un fil. Un fil qui, indéniablement, nous lie les uns aux autres.

17h00 - Auray

 

Pe ne za ked d’e gourz, e ta da beb kourz

Traduction : Si ça ne vient pas en son temps, ça viendra tout le temps.

Tout est cycle, tout est saison, tout est comme un éternel retour. Seuls les cycles de la vie sont éternels. Une boucle infinie, telle une incitation au voyage à travers des paysages hauts en couleurs.