Dañsomp ar vro, petra eo ?

Un taol-esae dispar e Breizh, ur greizenn-dudi sevenadurel evit arzourion yaouank a Vro Alre, un akademiezh evit sevel un arvest brav !

Du travail acharné, une équipe soudée, le tout sur fond de crise sanitaire et de pauses forcées, il y a 12 mois, c’est principalement ce que nous aurions retenu du projet Dañsomp ar vro.

L’ambition était de faire des jeunes les ambassadeurs de leur territoire, de fédérer les énergies d’un terroir et de montrer à quel point les enfants sont capables de perfection.

Pari de la transmission réussi et défi artistique relevé !

Le propos

Dañsomp ar vro, en breton « Dansons le pays »…
C’est bien là l’ambition de cette création portée
par les jeunes ambassadeurs du pays d’Auray.
Danser son pays, dire qui l’on est
et savoir où l’on va.
Créer des passerelles entre hier et aujourd’hui,
entre réalité et fantastique…
Trois tableaux pour naviguer
dans les émotions de l’enfance.
Hier, aujourd’hui, demain.
Tous,
Nous jouons, nous imitons, nous imaginons…
Des enfants porteurs d’émotion et de tradition.
Des héritiers pleins d’insouciance et d’espérance.

Les acteurs

La confédération Kenleur, association nationale basée à Auray, entend par cette création fédérer les énergies et les talents du territoire pour montrer au plus grand nombre les capacités artistiques et créatives d’enfants de 6 à 17 ans. Kenleur, soutenu pour ce spectacle, par le Conseil régional de Bretagne et les fonds Leader du pays d’Auray démontre cette capacité des jeunes à s’approprier leur héritage pour entrer en résonnance avec une citation de Gustav Mahler : « La tradition c’est la transmission du feu, et non l’adoration des cendres ».

Le patrimoine ne va pas de soi, il ne se conserve pas spontanément. Il ne suffit pas d’un héritage, il faut avant tout un héritier… La confédération Kenleur remercie infiniment les cercles Festerion ar Brug (Pluneret) et Kevrenn Alre (Auray) pour leur investissement incommensurable dans ce projet. Les enfants comme les moniteurs ont fait preuve d’une incroyable résilience et disponibilité, de beaucoup de créativité et d’adaptabilité pour parvenir à ce résultat, ce malgré les nombreux arrêts imposés par le contexte sanitaire.
Pendant deux années, six semaines de résidence et plus de soixante jours de répétitions, cinquante enfants se sont appropriés la matière culturelle traditionnelle de leur terroir tout en s’ouvrant à d’autres esthétiques.

Le point de départ du spectacle

Les légendes des menhirs de Carnac ont guidé la mise en scène et tout particulièrement une vidéo d’archives, petit trésor d’authenticité et de transmission. Croyez-le ou non, nous avons retrouvé deux des enfants de la vidéo et ils étaient à nos côtés, sur scène, le jour de la première.
Dans ce film de 1962, aujourd’hui conservé à l’INA, une ritournelle entêtante, qui traverse les âges :

« On dit que toutes ces pierres étaient autrefois
Un ancien cimetière gaulois
Chaque mort qu’il y avait on y mettait une pierre
Mais la légende dit aussi que Saint-Cornely
Poursuivi jusqu’au bord de la mer
par des soldats païens

Ne trouvant plus de vaisseau pour s’enfuir se cacha dans l’oreille d’un de ses bœufs
Changea tous ces soldats en pierre
C’est pourquoi que les monuments
mégalithiques de Carnac

S’appellent « soldats de Saint-Cornely ».

Toutes ces légendes que je vous récite je les ai appris (sic) par mes vieux parents.
Mon grand-père, ma grand-mère, mes arrière-parents…
Et maintenant je les apprends aux enfants
Pour que dans notre pays de Carnac
On n’oublie pas cette légende des menhirs. »