Raktres arzel « street art » a ginnig ar c’hengevredad « Kenleur » a zo : meskiñ gwiadoù an amzer dremenet ha gwiadoù an amzer-vreman, adlivañ ar skeudennoù e gwenn ha du, meskiñ arouezioù an teroueroù evit ur sell nevez war glad dilhad hengounel e Breizh.

Afficher ses couleurs !

Mixer les textiles d’hier et d’aujourd’hui, confronter la couleur aux supports d’ordinaire noir et blanc, dérouter les graphismes d’un terroir ou d’une culture avec un autre pour aborder la vaste question du patrimoine vestimentaire traditionnel en Bretagne, c’est le projet artistique « street art » que la confédération Kenleur vous propose.
En 2018, la confédération War ‘l Leur expérimentait avec succès une autre idée de la diffusion de la matière bretonne par le biais de collages urbains. Les sujets, des découpes géantes de personnes en vêtement traditionnel issus de photographies anciennes venaient embellir des façades de bâtiments pour créer un parcours d’exposition.

Un projet, une multitude de possibilités

Ce moyen de communication XXL de plein air, concentre en lui-même une multitude de bienfaits. Et dans ces temps d’incertitudes culturelles, où nos actions sont à repenser, réinventer, ce projet s’inscrit dans une dynamique plurielle.
Il crée un évènement artistique et culturel innovant avec un volet autour du collectage. Il participe à la dynamisation de la cité et à son embellissement temporaire.
Il promeut l’identité vestimentaire des communes.
Il met en lumière un patrimoine vivant et constitue enfin un attrait culturel voire touristique.
C’est un formidable outil de réappropriation d’éléments patrimoniaux pour la population locale. L’occasion pour nos aînés d’éveiller en eux un sentiment de fierté, pour les plus jeunes de peut-être tout simplement découvrir la forme de la coiffe de leur commune et pour les visiteurs d’être surpris par une ville habillée et habitée.

Colorons nos villes, réveillons nos guises

Tel pourrait être le slogan de ce projet qui vise à remettre en avant la multiplicité culturelle vestimentaire dans la singularité bretonne. On peut être Glazig mais se sentir pleinement Elliantais ou viscéralement Paludier et pas forcément Nantais. Les revendications sont toutes propres à chacun. Mais ce projet tend à montrer que ces richesses territoriales existent par le vêtement et qu’ils peuvent avec force illuminer nos territoires.

À ce stade, Kenleur souhaiterait proposer un parcours dans plusieurs villes de Bretagne. Cette démarche de street art, intergénérationnelle (par le collectage) et pluridisciplinaire, constitue aussi un fabuleux appel pour découvrir des pièces de costumes.
Les personnes-ressources des cercles des villes retenues seront impliquées pleinement dans l’ensemble du projet : du choix des photos et des lieux d’encollage à la création d’une exposition. En effet, la mise en valeur de pièces vestimentaires serait systématiquement proposée en complément : exposition conséquente de pièces et d’explications dans la médiathèque de la commune, valorisation d’un mannequin complet tel un trésor sous vitrine et dans un lieu symbolique ou peu connu de la ville…
Tout est à faire.

ÉTÉ 2021

à Batz-sur-Mer, Châteaulin, Cléguérec, Landivisiau, Lesneven, Nort-sur-Erdre Paimpol, Pont-l’Abbé, Querrien, Questembert, Rostrenen, Spézet

Au détour d’une rue, vous tombez sur une photo immense, collée sur un mur. Six mètres de haut, ça en jette !
Vous trouvez ça sympa de voir des gens du pays dans le vêtement traditionnel de leur terroir, ça vous évoque peut-être une tante, un grand-père, une connaissance… Vous vous rendez bien compte à quel point les modes vestimentaires bretonnes varient d’une commune à l’autre : quelle richesse !

Puis, un détail vous interpelle :
– Cette couleur, vraiment ? Ce tissu ? Ce maquillage ?
Qu’est-ce qui vous marquera le plus : le vrai ou le faux, l’ancien ou la réinterprétation graphique actuelle, la démesure ou l’émotion qui se dégage de ces géants de papier ?

Sur l’idée d’un graphiste de Kenleur, entouré de 5 autres, ces silhouettes sont à découvrir dans 12 villes de Bretagne lors de cet été 2021. Comme pour toute œuvre de street-art, le temps et les éléments finiront par avoir raison de ces installations éphémères.