Samedi 15 août 2026 à partir de 14h
sur la scène Argoat (quai Carnot) puis au parvis des Halles
La danse bretonne dans sa diversité !
Dans le cadre du festival des Filets Bleus, « Kement Tu » est une série de 9 spectacles de danse. Un jury pourra leur décerner un label bronze, argent ou or.
Scène Argoat (quai Carnot)
Gwen ha Du
Landrévarzec (29)
14h05
Eñvorennoù
Un jour d’août, dans la pénombre d’un grenier oublié, là où la poussière danse avec la lumière, une enfant pousse une porte grinçante et entre sans savoir qu’elle franchit bien plus qu’un simple seuil. Entre les poutres anciennes, les odeurs de bois et de souvenirs, son regard est attiré par une malle. Une vieille malle, silencieuse, comme endormie depuis des années.
En l’ouvrant, ce ne sont pas seulement des objets qu’elle découvre, mais des fragments de vie : étoffes d’un autre temps, fleurs fanées, et surtout, un carnet. Un journal intime. Celui de sa grand-mère.
À mesure qu’elle en tourne les pages, les mots s’éveillent, les souvenirs reprennent vie. Les danses renaissent, les rires résonnent, les peines murmurent encore. Entre réalité et rêve, passé et présent s’entrelacent. Le temps se plie, se déploie, et nous emporte.
À travers les gestes, les rythmes et les pas de danse, se racontent alors des instants de vie : fêtes, rencontres, départs, amours et naissance. Chaque tableau devient une mémoire vivante, chaque mouvement une émotion transmise.
Le spectateur est invité à suivre ce voyage suspendu, à plonger dans l’intimité d’une vie, à redécouvrir ce qui semblait oublié. Car au fond de cette malle, il n’y a pas seulement l’histoire d’une grand-mère… mais peut-être un peu de nous tous.
Et tandis que l’enfant referme doucement le carnet, une question demeure : les souvenirs disparaissent-ils vraiment, ou attendent-ils simplement qu’on vienne les réveiller ?
Bleunioù Lann An Aven
Riec-sur-Bélon (29)
14h30
Gorventenn
En septembre 1930, une tempête d’une violence et d’une durée inouïe frappait la flotte des thoniers en pêche dans le sud de l’Irlande.
207 marins périssaient, laissant dans la détresse des centaines de veuves et d’orphelins.
47 marins-pêcheurs du Quartier Maritime de Concarneau y ont perdu la vie dont une dizaine de Rieccois du quartier de Landmeur.
Ar Banal Aour
Bannalec (29)
14h54
De la paille à la dentelle
Du geste simple naît la beauté.
La danse s’ouvre sur la terre et la paille. Une jeune femme y danse parmi les siens, les gestes simples et
puissants, hérités du travail des champs. Tout est ancré, visible, partagé — une vie de labeur et de solidarité.
Un jour, au détour d’une danse, parmi les pas plus mesurés, elle croise un regard venu d’un monde différent,
plus haut placé, plus codifié. La danse change : les trajectoires se frôlent sans se toucher, les élans se
retiennent, les distances parlent autant que les gestes.
Peu à peu, la chorégraphie devient un espace de transformation. Elle apprend la différence entre les classes
sociales, lui découvre la dureté du monde agricole. Dans cet entre-deux, la paille se tisse déjà en dentelle : un
langage commun naît, fragile et précis.
Et pourtant, dans cette dernière danse, il reste quelque chose de leur rencontre : une dentelle faite de
mémoire, de désir et de ce qui, même brièvement, à relier deux mondes.
Dañserien ar vro pourlet
Le Croisty (56)
15h21
Libre - Digabestr
Il appelait ça l’amour.
Mais l’amour ne brise pas l’équilibre.
La peur s’est chorégraphiée en passion,
la violence en mouvements répétés.
Quand la vérité entre en scène, l’emprise chute.
Elle se redresse. Elle sort. Elle se libère.
Le pardon viendra peut-être.
La liberté, elle, est déjà en mouvement.
Bugale Melrand
Melrand (56)
15h39
“Ogelenn an diaoul” (le lavoir du diable)
Ogelenn an diaoul ! Combien de fois ai-je entendu cette histoire, racontée au coin du feu par ma grand-mère… Oh oui ! Il fut un temps, jadis, où les légendes étaient nombreuses à Melrand. Parmi elles, celle de « Ogelenn an diaoul », le lavoir du diable.
Autrefois, on la racontait souvent lors des veillées. Bien sûr, c’était aussi une façon d’inciter les jeunes à rester sagement à la maison une fois la nuit tombée. Certains néanmoins, peu enclins à croire à ces histoires, bravaient l’interdit. Ils sortaient malgré tout, se rendant au lavoir du bourg, tard le soir, prétextant d’y laver leur linge… mais espérant surtout y faire de belles rencontres. Car la nuit, disait-on, appartenait aussi à d’autres…
C’était l’heure où le diable, accompagné de ses diablotins, quittait l’ombre pour rôder. Eux aussi connaissaient ce lieu, eux aussi y passaient… à la recherche d’âmes imprudentes. Ceux qui s’y attardaient trop longtemps se retrouvaient bien souvent pris au piège. Alors, une question demeurait… Allaient-ils échapper aux filets tendus par le maléfique ?
Souvent, au cœur de la nuit, on disait entendre les échos d’un combat. Un affrontement invisible, entre peur et ténacité. Au matin… une seule question restait en suspens : qui en était sorti vainqueur ?
En Dériole
Miniac-Morvan (35)
15h46
Le Bal des mots perdus
Un bal comme métaphore du devenir des langues du pays gallo.
De l’ancrage initial du gallo, langue du quotidien et du collectif, à sa transformation au contact des influences bretonnes puis françaises, le spectacle suit une dérive progressive des repères culturels et linguistiques.
Cette trajectoire mène à une perte de sens et d’identité, avant un retour aux fondamentaux : le groupe, la danse, et la langue comme expression vivante du territoire.
Parvis des Halles
Cercle celtique Olivier de Clisson
Clisson (44)
16h35
Dañs 'n Diaoul
Clisson, ville carrefour entre le Poitou, l’Anjou et la Bretagne depuis 800 ans, est aussi connue pour avoir accueilli Olivier de Clisson, Connétable de France. Elle est parfois appelée “Clisson l’italienne” en raison des influences architecturales. Aujourd’hui, son image est également associée au Hellfest qui en fait la capitale des musiques extrêmes depuis plus de 10 ans. C’est cet événement annuel que nous souhaitons saluer dans la suite “Dañs ‘n Diaoul” : la danse du diable.
Cette démarche peut paraître aux antipodes de nos pratiques associatives de conservation du patrimoine vivant. Pourtant nos deux cultures ont plus de points communs qu’on ne le pense. Tout comme le festival et ses musiques extrêmes, nos pratiques ont longtemps été associées par l’Église à des usages contrevenants aux bonnes mœurs.
Dañs ‘n Diaoul correspond à :
- des références culturelles qui puisent dans la culture populaire*
- une couleur dominante : le noir
- des mouvements collectifs et la danse jusqu’à la transe
- un collectif, une communauté : dans le pit comme dans la ronde
- au plaisir d’être ensemble, de faire la fête en musique !
Dañs ‘n Diaoul, c’est la rencontre entre deux mondes, deux cultures réunies pour partager le plaisir de la danse, de la musique et célébrer la joie de vivre en communauté.
Nous vous invitons à assister et prendre part à notre festival avec le concert du groupe Wardalc’h. Groupe emblématique de metal du vignoble nantais qui s’emploie à rendre hommage aux mastodontes. AC/DC, Gun’s n roses, Rammstein et Ozzy Ozborne… sont ses sources d’inspirations. En respectant son terroir, Wardalc’h mélange les instruments traditionnels bretons et ceux de la culture metal
Les Perrières
Cesson-Sévigné (35)
17h25
Carnava
1926. Au cœur de la ville, le carnaval bat son plein. C’est le grand rendez-vous des contrastes où les
générations se mêlent, où les barrières sociales s’effacent le temps d’une journée. Sous les costumes et les
rires, le carnaval s’affiche comme une tribune impertinente : un exutoire festif pour bousculer l’ordre établi,
railler les puissants et libérer la parole.
Pour sa nouvelle création 2026, le Cercle Celtique Les Perrières s’empare de la rue. Dans ce spectacle haut
en couleur, l’ironie et l’absurdité s’unissent pour tourner en dérision les dérives du pouvoir. Une question
s’invite alors à la danse : et si le carnaval était bien plus qu’une fête ?
Korollerien Laeta
Clohars-Carnoët (29)
18h00
“La dernière répé” ou “an hani diwezhañ”
Une personne en vêtement traditionnel arrive sur une place, à la recherche d’un endroit pour une “dernière répétition” avant un rendez-vous important et imminent. Le lieu semble idéal, et bientôt le reste de son groupe — un “cercle” — la rejoint. Mais cette ultime répétition ne se déroule pas tout à fait comme prévu… Le groupe parviendra-t-il malgré tout à atteindre son objectif ?
danse traditionnelle bretonne
créations dansées
Vêtement breton
chant choral
jeunesse






