Fest ar Vugale

Rassemblement de collectifs enfants et ados du Finistère et de la Bretagne

Gwener 22, sadorn 23, sul 23 a viz Mae

Leurenn Glenmor Karaez / Straed Jean Monnet Kerampuilh

Vendredi 22, samedi 23, dimanche 24 mai

Espace Glenmor Carhaix / Rue Jean Monnet 

Gratuit / Digoust

Restauration et buvette sur place / Boued ha tavarn war al lec’h

Contact / Darempred : federation@kenleur29.bzh

Gwener noz
Vendredi soir 22

Concert / Sonadeg Bugale Kreizh Breizh

20h30-21h30 – Rassemblement d’enfants de classes bilingues ou immersives / Emvod bugale eus klasoù diyezhek pe unyezkek

21h30 – Fest-noz tremplin jeunes / Fest-noz Yaouankiz
En collaboration avec l’association RAOK / Kenlabouret gant RAOK

Sadorn
Samedi 23

19h – Spectacles collectifs adolescents et Trophée Faltaziañ Junior / Abadennoù Krennarded ha Faltaziañ Junior

En collaboration avec la Confédération Kenleur / Kenlabouret gant Kengevredad Kenleur

Sul
Dimanche 24

10h30 : Défilé – centre-ville / Dibunadeg

12h30-18h : spectacles et animations / Abadennoù ha dudioù

Les créations de Faltaziañ Junior

Pour cette première édition, 7 compagnies de jeunes danseurs se lancent pour le plaisir d’être sur scène et dans l’espoir de remporter le Trophée Faltaziañ !

Compagnie Breudeuriezh (Auray)

Breudeuriezh – Fraternité

Qu’avons-nous fait de notre vie, tournons nous la tête pour ne pas voir ?
De manière intemporelle, faisant écho au fracas du réel, nous abordons ici le phénomène migratoire que les sociétés baignées dans l’ultra libéralisme poussent au chaos. Des hommes et des femmes qui ne rêvent qu’à une vie meilleure, là-bas, de l’autre côté des vents. Et dans cet autre côté, une société du toujours plus (la nôtre), qui pille de terre en terre, au détriment des populations qui y vivent…
Nous essayons de proposer au travers cette courte navigation merveilleuse, une vision de l’accueil fraternel dont les politiques pourraient s’inspirer plutôt que d’accentuer le rejet et d’hisser des murs entre les peuples.

A travers la notion de fraternité révélée lors de ma lecture du livre “Une fraternité, des fraternités” coécrit notamment par Jean-Michel Le Boulanger, et ce paragraphe évoquant “nos frères et soeurs en migration, que l’on préfère appeler migrants”, nous avons souhaité que les gens se questionnent avant tout sur leur quotidien du toujours plus, quand d’autres auront toujours moins. Pourquoi migrent-ils ? Peut-être parce qu’on a déjà tout pris et qu’il est difficile de bien vivre là-bas, sans compter les guerres… Et quel accueil leur réserve-t-on quand on préfère que les bâteaux coulent dans les traversées. J’ai toujours considéré que c’était notre rôle que de faire réfléchir.
Pour délivrer ce message, Jean-Michel Le Boulanger nous a fait l’honneur de prêter sa voix à ce sujet qui le touche particulièrement, grand merci à lui. Le texte d’introduction est un extrait d’une réponse de Jean-Michel au Front national dans l’hémicycle du Conseil régional de Bretagne. Les poèmes qui ponctuent l’œuvre sont écrits par mes soins, inspirés par Jean-Michel Le Boulanger.
Pour être en cohérence, nous avons fait le choix d’une musique bagad à arrangements électroniques pour apporter une touche plus contemporaine, plus réelle, plus actuelle. La création musicale est l’œuvre d’une étroite collaboration entre le compositeur vannetais Etienne Chouzier et moi-même.
La mise en scène et l’écriture sont le fruit d’une collaboration entre Alban de la Blanchardière et moi-même.
Parallèlement, le récit est ponctué par une reprise de l’air Me zo ganet e Kreiz ar Mor (je suis né au milieu de la mer) de Jeff Le Penven, célèbre pontivyen. Les paroles ne sont pas celles habituelles de Yann-Berr Callorc’h, il s’agit ici d’une composition en langue bretonne d’Izan et Jorj Belz, “Me zo marvet e Kreiz ar Mor” (je suis mort au milieu de la mer), interprétée par Gwennan Rault, danseuse, pour plus de cohérence avec le propos.

Klas'Dañs de Réguiny

Corps en paix

Se sentir bien, c’est apprendre à s’écouter, à s’accepter, et à créer des liens s’incères avec les autres.

Cette création chorégraphique des élèves explore le bien être de l’élève à travers le corps et le mouvement et le texte.
Les élèves se sont exprimés sur la notion du bien être, physique (il parleront ici surtout du sommeil), psychique( la solitude est la problématique évoquée), et sociale( la relation à l’autre, camaraderie, amitié)
La danse devient un espace d’écoute, et d’expression. Le lien à l’autre est au cœur du projet : regards, contacts, soutiens construisent une dynamique collective où chacun trouve sa place. propos.

KAM (Le Croisic)

Dañs

La danse est un langage universel. Le rythme dans la danse, le geste dans la danse, le mouvement dans la danse permet d’exprimer des émotions compréhensible par tous selon les différences de cultures.

Le spectacle adopte un parti pris artistique centré sur la danse comme langage premier. Il explorer le rythme, le mouvement, en y intégrant des gestes et des pas traditionnels et et contemporains.

Kinétic Flow (Guingamp)

Portés par Naïa

Naïa intrigue, Naïa divise, Naïa rassemble, mais son énergie et sa magie font surtout danser les Hommes. Tantôt à l’unisson, tantôt divisé, tantôt décalé, son pouvoir est si fort que l’on peut s’échapper de cette énergie qui nous fait entrer en mouvement.

Teddy Dacalor, Chorégraphe, met en scène “Naïa la sorcière faisant danser les Hommes”. A travers 8 jeunes danseurs Hip hop, il vient utiliser l’imaginaire autour de Naïa la sorcière de Rochefort-en-Terre pour mettre en avant la danse Hip hop et son énergie. Il s’agit d’une écriture contemporaine, à la fois par la musique utilisée et par la scénographie. Teddy Dacalor utilise l’énergie et la gestuelle Hip hop pour mettre en danse l’imaginaire autour de Naïa. Dans cette pièce, le personnage de Naïa est suggéré, interrogeant le spectateur sur la richesse de l’histoire de cette femme faisant partie de la transmission orale bretonne et ayant inspiré le monde littéraire jusqu’à notre époque contemporaine.

Les ados de Breizh nevez (Mûr-de-Bretagne)

Stobinell bihan

Alors que la jeune classe de sorciers est en cours de maniement de leur baguette magique, deux élèves envoutent leurs amis. Qu’elle sera la conséquence ce cet acte ?

Mêlant à la fois danse bretonne et théâtre, ce spectacle va transporter le spectateur dans le monde monde magique d’une classe de sorciers.

Les ados des Eostiged ar Stangala (Kerfeunteun)

Frank

La nuit tombe.
Et toi, t’as cru quoi ?
Qu’ils allaient dormir sagement ? Qu’ils allaient rentrer à l’heure, baisser les yeux, suivre la ligne blanche ? La nuit, ça déborde. Ça dérape. Ça respire plus fort que prévu. Tu les regardes et tu crois comprendre. Tu crois reconnaître l’adolescence. Mais dis-moi : est-ce vraiment eux que tu vois, ou ce que tu préfères croire ?

La nuit, tout s’autorise.
Sortir sans prévenir. Rester dehors trop tard. Approcher un corps comme on frôle une falaise. Tester la limite juste pour sentir si elle tremble. La nuit, on expérimente. On joue avec la peur. Parfois elle est réelle, parfois elle fait juste battre le cœur un peu trop vite. Et c’est ça qui est bon. Tu observes ces corps en mouvement, ces élans trop grands, ces maladresses magnifiques. Tu te dis : ils exagèrent. Mais toi, t’as fait quoi de ton exagération ?

Ils courent. Ils dansent. Ils s’échappent.
Ils traversent des frontières que tu as peut-être contribué à tracer. Trop jeune. Trop fou. Trop intense. Pas comme ça. Pas maintenant. Pas ici. La nuit, ils s’en foutent. Ils débordent des cases. Ils craquent les cadres. Ils refusent d’être sages quand tout en eux crie l’inverse. Et toi, quand on t’a appris à rentrer dans le rang, t’as obéi ? Ou t’as juste appris à faire semblant ?

La nuit, c’est un territoire sans excuse.
On y rêve les yeux ouverts. On s’y rapproche. On s’y perd. On s’y fait peur, parfois trop. Parfois ça dérape, parfois ça fait mal. Et oui, parfois c’est moins cool. Mais qui t’a dit que grandir devait être confortable ? Tu regardes ces adolescents et tu hésites : danger ou liberté ? Inconscience ou nécessité ? Peut-être que ça t’angoisse parce que tu sais. Parce que tu te souviens.

Ou peut-être que tu as oublié.
Oublié ce que ça faisait d’avoir le feu au ventre. D’être trop, tout le temps. Oublié comme on t’a demandé de te calmer, de choisir, de rentrer, de devenir quelqu’un de raisonnable. Oublié comme tu as rangé tes nuits dans une boîte bien fermée. Alors maintenant, tu regardes. Tu juges. Ou tu envies. Parfois les deux.

Et puis le jour revient.
Les corps ralentissent. Les gestes se recomposent. Tout redevient à peu près présentable. Mais dis-moi : est-ce que cette nuit a vraiment eu lieu ? Ou est-ce qu’elle s’est glissée dans un rêve trop réel pour être tranquille ? Eux ne savent pas. Toi non plus. Ce qui reste, c’est le trouble. La trace. Le déplacement.

Alors regarde bien.
Pas seulement eux. Regarde ce que ça fait en toi.
Et demande-toi, franchement :
qu’est-ce qu’il te reste toi, de tes nuits d’adolescent ?

Cette création repose sur un choix clair et assumé : placer les adolescents au cœur du processus artistique, non comme interprètes d’un propos écrit pour eux, mais comme auteurs de leur propre matière scénique. Ici, ce sont eux qui initient le spectacle. Les thèmes abordés, les gestes dansés, les costumes, les atmosphères, tout est issu de leurs désirs, de leurs questionnements, de leurs contradictions. Les adultes n’imposent pas un cadre narratif : ils accompagnent, déplacent, affinent, veillent.

Ce parti pris engage un renversement du regard. L’adolescence n’est plus un âge observé, expliqué ou corrigé, mais un territoire d’expérimentation artistique à part entière. Les corps adolescents deviennent des espaces de recherche : instables, excessifs, fragiles, puissants. À travers la danse, ils explorent leurs limites physiques, leurs élans, leurs peurs, leurs audaces. La nuit, fil conducteur du spectacle, devient le lieu symbolique de cette exploration : un espace où les normes vacillent, où les frontières se franchissent, où l’on tente sans toujours savoir ce qui est permis.

Artistiquement, le travail s’est construit à partir de l’improvisation, de l’écoute et du collectif. Les adolescents ont appris à habiter leur corps autrement, à en affiner la conscience, à comprendre ce qu’un geste raconte, ce qu’un silence provoque, ce qu’un déplacement engage. Le groupe devient un appui autant qu’un frottement : on s’imite, on se confronte, on se contredit, on se soutient. La danse est alors moins une forme à reproduire qu’un langage à inventer ensemble.

Ce processus a permis de développer une sensibilité artistique active, fondée sur le choix, le doute et la discussion. En décidant, les adolescents ont aussi appris à regarder : regarder leur propre danse, celle des autres, et à formuler un point de vue. L’esprit critique se construit ici dans le corps, dans l’expérience concrète, dans la confrontation des envies individuelles avec l’écriture collective.

Le spectacle assume ainsi une forme volontairement poreuse entre réalité et fiction. Ce qui se joue sur scène est à la fois vécu, rêvé, exagéré, déplacé. Comme la nuit elle-même, on ne sait jamais tout à fait si ce qui advient relève du fantasme ou de l’expérience réelle. Ce flou est un choix artistique : il laisse au public la responsabilité de son regard, et l’invite à interroger sa propre mémoire de l’adolescence, ses peurs, ses jugements, ses renoncements.

En donnant aux adolescents la responsabilité de la création, ce projet affirme une conviction forte : la jeunesse n’est pas un sujet à encadrer, mais une force à écouter. La scène devient alors un espace de liberté partagée, où l’art n’illustre pas l’adolescence, mais la laisse surgir, brute, contradictoire, vivante.

KAK (Clohars-Carnoët)

Une nuit au musée

1. La Ronde de Fermeture
Le musée ferme ses portes. La directrice, sérieuse, fait sa ronde avec son registre. Elle inspecte les “statues”, ajuste un tablier ou une coiffe. Elle vérifie que tout est bien “à sa place” avant d’éteindre les lumières.

2. Le Réveil des Statues
Dès qu’elle a le dos tourné, les mannequins s’animent par petits groupes, très discrètement d’abord. Ils s’amusent de son sérieux. Dès qu’elle se retourne, ils se figent en prenant des poses.

3. Le Kidnapping
C’est un moment fort ! Les statues entourent la directrice. La directrice perd ses affaires, elle est totalement dépassée par ses propres collections !

4. La Libération et la Complicité
Plutôt que de rester prisonnière, les statues décident au bout d’un moment de l’inviter dans leur monde. Ils la libèrent pour danser avec elle. Un peintre, sorti lui aussi du groupe s’installe sur le côté pour croquer la scène en direct. La barrière entre le passé et le présent s’efface. Une vraie complicité se crée : elle n’est plus la gardienne, elle devient l’une des leurs.

5. La fin de la nuit
Le jour commence à poindre. Les ados reprennent leurs places de mannequins, un peu nostalgiques. La directrice se retrouve seule au milieu de la salle. Elle ramasse son registre. Elle regarde ses mannequins. Ont-ils vraiment bougé ? Est-ce que le peintre était là ? Elle sort en doutant de ses sens, mais avec un sourire qu’elle n’avait pas au début.

L’idée de départ : Tout a commencé avec la création du GAP au Pouldu (Gauguin Atelier du Pouldu, centre d’interprétation sur Gauguin et son passage au Pouldu, un village de Kloar). Nos ados ont eu une idée géniale : « Et si le musée s’animait la nuit ? ». Ils ont tout créé eux-mêmes : le thème, le choix des danses et les petites scènes du spectacle.

L’histoire : Une fois le musée fermé, les mannequins sortent de leurs vitrines pour jouer avec la directrice ! C’est l’occasion de montrer nos magnifiques vêtements traditionnels de cérémonie (de 1880 à 1930) non pas comme des objets figés, mais comme des vêtements pleins de vie.

Ce qui nous tient à cœur :

Les jeunes aux commandes : Ce sont les ados qui ont décidé des actions et des danses. C’est leur spectacle !

Le mélange des générations : Trois musiciens adultes les accompagnent en direct pour créer un vrai lien entre nous tous.

Chacun sa place : Pour nous, l’inclusion est essentielle. Peu importe l’âge, le handicap ou le niveau, chaque personne qui souhaite participer au spectacle y est à sa place.

En bref, c’est un spectacle qui mélange l’histoire de nos vêtements traditionnels avec l’énergie et l’humour de nos ados.